[Décodeur de L’UE] Oui, l’UE agit pour une meilleure qualité de l’air !

Depuis le début des années 1970, l’Union européenne a fait des efforts constants pour améliorer la qualité de l’air. On observe d’ailleurs une amélioration générale de l’air depuis quelques décennies en Europe. Cependant, la pollution atmosphérique reste encore importante aujourd’hui. Elle impacte la santé des citoyens, l’environnement ainsi que l’économie. Pour le bien-être de tous, l’UE agit pour renforcer sa lutte contre les polluants atmosphériques.

 

 

La qualité de l’air, un enjeu majeur en Europe

Chaque année, l’Agence européenne pour l’environnement publie une évaluation offrant une vue d’ensemble de la qualité de l’air dans l’Union européenne (UE) et ses États membres qui comprend des estimations des effets de la pollution atmosphérique sur la santé et ses conséquences sur les écosystèmes. Les principales sources de pollution atmosphérique sont nombreuses : le secteur de l’énergie, le chauffage domestique, l’industrie lourde, les transports, l’agriculture, le traitement des déchets…

Les conséquences de la pollution atmosphérique sont considérables, notamment dans les zones urbaines. Selon les dernières estimations, les particules fines dans l’air ont réduit de plus de huit mois l’espérance de vie au sein de l’UE. La mauvaise qualité de l’air est responsable de nombreux problèmes respiratoires et de plus de 400 000 décès prématurés par an.

L’environnement est également touché. Les polluants atmosphériques provoquent des pluies acides qui attaquent les forêts, rivières, lacs et autres espaces naturels. L’asphyxie d’espèces animales ainsi que l’atteinte aux forêts et aux plantes sauvages ont de lourdes conséquences sur la biodiversité.

D’un point de vue économique, la mauvaise qualité de l’air engendre des coûts importants : 15 milliards d’euros par an en termes de journées de travail perdues, 4 milliards de frais en soin de santé et 3 milliards en termes de pertes de rendement des cultures.

 

Les moyens de l’UE renforcés pour agir efficacement

La qualité de l’air n’est pas seulement un problème national ou européen, c’est un enjeu planétaire. L’UE en a fait une de ses priorités. Grâce à des politiques efficaces et à la coopération internationale, l’air que nous respirons en Europe aujourd’hui est plus propre qu’il ne l’a été pendant des décennies. Mais pour préserver la santé des citoyens européens, l’Union poursuit ses efforts en faveur d’un air pur. Et ce, d’autant plus que la pollution de l’air est le deuxième sujet de préoccupation environnementale des Européens (après le changement climatique).

Un train de mesures pour améliorer la qualité de l’air a été publié en décembre 2013 par la Commission européenne. Il vise à réduire la pollution de l’air dans l’ensemble de l’UE et comporte plusieurs volets :

  • Le programme “Air pur pour l’Europe” qui énonce des mesures visant à faire en sorte que les objectifs actuels soient atteints et qui fixe de nouveaux objectifs jusqu’en 2030 ;
  • Une directive sur les plafonds d’émission de polluants nationaux ;
  • Une proposition de directive visant à réduire la pollution provoquée par les installations de combustion de taille moyenne ;
  • Une proposition visant à approuver des règles internationales modifiées sur la pollution atmosphérique transfrontière à longue distance (Protocole de Göteborg) à l’échelle de l’UE.

Depuis 2010, l’UE fixe des plafonds d’émission de polluants atmosphériques dans chaque Etat membre. En décembre 2013, la Commission européenne a proposé une nouvelle directive concernant la réduction des émissions de polluants atmosphériques d’ici 2030 afin de tenir davantage compte des risques sanitaires et des effets sur l’environnement. En novembre 2016, un texte définitif a été adopté. Les plafonds d’émission des polluants sont dorénavant soumis à des règles plus strictes et des limites nationales ont été fixées pour les cinq principaux polluants : le dioxyde de soufre, les oxydes d’azote, les composés organiques volatils non méthaniques, l’ammoniac et les particules fines. Les plafonds restent les mêmes que ceux de la version révisée du Protocole de Göteborg pour la période 2020-2029. Une révision de ces plafonds pourrait se faire à partir de 2030.

Lorsque la législation européenne n’est pas appliquée par les Etats membres, la Commission peut initier des procédures d’infraction. En matière de qualité de l’air, trente procédures d’infraction sont actuellement en cours à l’encontre de 20 des 28 Etats membres pour des niveaux excessifs d’au moins un des trois polluants que sont les fines particules, le dioxyde d’azote et le dioxyde de soufre.

S’agissant des normes d’émission pour les principales sources de pollution, de nouvelles règles ont été adoptées en juillet 2017 pour les grandes installations de combustion, l’une des principales sources de pollution atmosphérique, qui devront être mises en place d’ici le milieu de l’année 2021.

En parallèle, l’UE soutient le développement de solutions de transport plus propres et à faibles émissions, définit des normes pour améliorer la qualité des carburants, encourage l’utilisation des énergies renouvelables …

L’UE finance également des projets qui contribuent à améliorer la qualité de l’air, tel par exemple, par le biais du programme LIFE, qui soutient des projets pour l’environnement, pour la conservation de la nature et pour le climat. Pour la période 2014-2020, le budget de l’UE consacre ainsi près de 70 milliards d’euros à l’amélioration de la qualité de l’air.

Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

%d blogueurs aiment cette page :