Le champagne français s’exporte au Mexique grâce à l’accord commercial avec l’Union européenne qui continue de créer de nouveaux emplois en France 15 ans après sa signature.

Les opportunités d’emploi concernent non seulement les postes de commerciaux et de chargés de développement marketing, mais également les emplois générés par la hausse de la production et la diversification des pays importateurs. Dans le cas de la maison Drappier, le conditionnement des caisses de champagne est différent selon les pays d’exportation. Le producteur a ainsi embauché deux personnes pour rejoindre les équipes de mise conditionnement avant exportation afin de répondre aux besoins spécifiques de chaque marché.

Accords commerciaux : une plus-value pour s’internationaliser facilement

Avec 60% de son chiffre d’affaires réalisé grâce aux exportations, les collaborateurs de la société Drappier interprètent les accords de libre-échange comme de réelles opportunités de développement, tant pour le pays importateur que pour les équipes en France. Contrairement au Mexique, certains pays comme le Brésil ne bénéficient pas d’accords pour qu’un échange stable se mette en place. Dans ces pays, le développement et donc l’embauche liée à celui-ci s’avère difficile. La plus-value des accords de libre-échange, notamment en termes de démarches simplifiées, est extrêmement importante pour des sociétés de petite taille comme Drappier, qui ne dispose pas d’équipe administrative dédiée et mesure chacun de ses investissements dans un nouveau pays d’exportation.

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Michel Drappier, propriétaire de la maison Drappier : « Les accords commerciaux nous permettent de progresser sur des marchés en expansion impatients de découvrir des producteurs de vins indépendants, au Mexique mais également dans le reste de l’Amérique Latine (Pérou, Chili…). Ainsi, notre maison reste en course dans un marché très concurrentiel. »

 

Il est à espérer que l’évolution de l’accord entre l’Union européenne et le Mexique soutiendra encore davantage cette progression en valorisant l’importance des indications géographiques des vins tranquilles et pétillants. Ces indications identifient un produit dont la qualité, la réputation ou autre caractéristique déterminée peut être attribuée essentiellement à son origine géographique. Ainsi, dans le cadre d’un accord plus moderne, nul vin mousseux vendu sur le marché mexicain ne provenant pas de la région du Champagne ne pourrait se désigner Champagne afin de s’emparer de sa notoriété mondiale et en tirer un avantage économique, un enjeu majeur pour les producteurs.

L’Amérique du Nord, les prochaines bulles à exporter ?

Drappier compte poursuivre son expansion et étendre son réseau avec le territoire américain, au Sud comme au Nord. Ainsi, Charline Drappier (8ème génération de la société) promeut les couleurs de la maison familiale outre-Atlantique et développe au mieux le réseau de distribution aux Etats-Unis qui reste le plus grand importateur de champagne aujourd’hui avec plus de 19 millions de bouteilles annuellement. Amateurs de maisons françaises, les Américains représentent ainsi un potentiel de consommation extrêmement fort pouvant être moteur d’une croissance accélérée à l’international et en France. Les sociétés productrices de champagne voient les années à venir comme des années d’expansion internationale, en suivant de près les négociations actuelles d’un accord de commerce international entre les Etats-Unis et l’Union européenne.

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A propos de l’accord Union européenne-Mexique

Depuis l’entrée en vigueur de l’accord en 2000, les exportations de l’UE vers le Mexique sont en perpétuelle croissance (x3 entre 2000 et 2013), représentant plus de 40 milliards de dollars. Les secteurs les plus dynamiques comprennent les équipements industriels et l’édition parmi d’autres. Les exports mexicains apportent également beaucoup à l’Union européenne, plus spécifiquement dans le domaine des équipements électriques et optiques, de la chimie et du commerce de gros. Aujourd’hui, l’UE est le 3ème partenaire commercial du Mexique en termes d’imports, après les Etats-Unis et la Chine et le deuxième en termes d’exports derrière les Etats-Unis. A l’heure du bilan avant la révision de l’accord, il est à noter que les investissements bilatéraux ont également été soutenus par l’accord avec une hausse importante des investissements directs de l’UE au Mexique pendant les années 2000.

Depuis 2011, le Mexique est l’un des partenaires commerciaux les plus importants pour la France, et l’année 2015 bat de nouveaux records (5 milliards d’euros de biens et services échangés). L’excellente relation politique entre les deux pays permet la croissance des activités commerciales et de nouvelles opportunités pourraient survenir, notamment grâce à la modernisation de l’accord de libre-échange. La France souhaite même doubler ses exportations vers le Mexique dans le domaine de l’agriculture, des télécommunications et de la ville durable d’ici 2017.

Pour en savoir plus sur les échanges commerciaux entre l’Union européenne et le Mexique, visitez:

http://ec.europa.eu/trade/policy/countries-and-regions/countries/mexico

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